Bon, jouons carte sur table mon amour. Ou plutôt c½ur sur table.
Quoique non, je laisse mes sentiments au placard, ils seront peut-être moins abimés.
Dis moi, dis moi tout, tout et n'importe quoi, je suis prête à entendre ton grand déballage, je n'attends plus que ça même :
Toi, tes yeux, ta bouche et ta débâcle. Allez, vas-y, trébuche que je t'achève. Moi je suis déjà tombée à force de succomber.
Non ça ne sert pas à rien, oui on en a déjà suffisamment parlé, mais j'aime quand tu détruis mes espoirs à grands coups de rationalisme psychotique,
au moins, ça me rappelle que je rêve, donc que je vis.
Une seconde c'est rien ? Une seconde les yeux dans les yeux, que je te chamboule, que je te fasse palpiter, que tu craignes pour ta sécurité.
Je ne demande pas l'éternité, trop superficiel ni même un « pour toujours », encore plus incertain.
Prends le risque de souffrir, si c'est pour moi, ça en vaut la peine non ?
Tu sais pertinemment que c'est mille fois mieux avec moi, ne dis pas le contraire, ne nies pas l'évidence.
Lance toi, lâche toi, accepte le manque, l'incertitude, l'inquiétude, prends le risque de broyer de ton c½ur, ça ne va pas te tuer, crois moi,
c'est ce que je vis tous les jours...Et tu vois, je suis bien en vie.
A te supplier, les yeux embués de larmes, le souffle coupé et le c½ur battant à la chamade,
que tu daignes m'accorder la meilleure place dans ton existence...Je serais assez forte pour tout supporter de toi.
De toute façon, je n'ai jamais cru aux contes de fée.
Heureusement d'ailleurs, puisque notre histoire ressemble d'avantage à un carnage romantique qu'au château de la Belle au Bois Dormant.
Il me semble que je suis encore toute imprégnée de ton odeur, que tes mains sont encore sur mon corps et que mes cheveux bougent
au rythme de ta respiration.
C'était beau nous deux, non ?
Tout en technicolor, des couleurs éclatantes, chatoyantes et brillantes.
Reviens-moi, je ne supporte plus le sépia de mon existence.